Articles recherchés avec : risque alcool
Comme le rappelle fort justement Sandrine Weisz dans un article très intéressant paru dans MANAGEMENT du mois de mai 2012 : Comment gérer les problèmes d’alcool au bureau, « L’entreprise doit assurer la sécurité physique et mentale des salariés » (code du travail, art. L. 4121-1). Avec même d’une certaine manière obligation de résultat. Exemple, si un commercial renverse un piéton à la suite d’un déjeuner professionnel, elle peut être tenue, en partie, responsable et ce d’autant plus si les victimes peuvent démontrer que le penchant pour l’alcool du salarié était connu de l’employeur.
Aussi, dans l’intérêt de tous, salariés, dirigeants, comme pour les entreprises il est préférable et même si cela est difficile, de ne pas pratiquer la politique de l’autruche, mais de prendre les devants afin de mettre en place des dispositifs de prévention du risque alcool. Mais prudence, dans ce domaine particulièrement sensible et à haut risque toute initiative malheureuse peut être lourde de conséquences.
S’improviser du jour au lendemain spécialiste du problème alcool en entreprise n’est pas chose aisée et dans la majorité des cas cela s’avère inefficace. Mais, dans d’autres situations, cela peut osciller de prise de risques inutiles jusqu’à résultats catastrophiques, accident grave, accident mortel, suicides. Au final, un échec au présent et aucune mise en place d’un réel plan sérieux de prévention du risque alcool pour demain.
Comme nous le rappelle cet article, si vous devez agir rapidement auprès d’un collaborateur, faites-le avec tact et au moment adéquat, attendez qu’il soit lucide, éméché il pourrait devenir inutilement agressif. D’autre part, abordez le sujet de façon factuelle, par exemple sur des incidents survenus la veille et en choisissant bien les mots que vous allez utiliser. Préférez au terme alcoolique les périphrases comme “Vous avez peut-être un problème d’alcool”.
Il est vrai pour de multiples raisons que cela est complexe, la prise en charge du risque alcool procède d’un vrai métier, doublé d’un savoir-faire acquis sur le terrain.
Néanmoins, des bonnes pratiques existent, cet article à entre autres la bonne idée dans citer et dans développer quelques-unes. Notamment sur les comportements à adopter dans le cas d’une intervention directe auprès d’un salarié dépendant. Il mentionne aussi la possibilité de faire appel à des professionnels, tel le Cabinet Hasse-Consultants. Sans aucun doute une bonne démarche pour agir efficacement et durablement individuellement, mais aussi à long terme sur l’ensemble de l’entreprise.
Vouloir ignorer le problème ou décider d’improviser seul des actions ne peut répondre à l’importance et à la complexité du problème alcool. Les enjeux, tant sur les plans : professionnels, humains, financiers, sociétaux sont énormes et ne peuvent pas de ce fait autoriser la fuite ou les faux pas.
A ce sujet, un exemple très instructif est rapporté dans l’article de Sandrine Weisz, le grand brasseur Heineken. Cette entreprise qui emploie 4200 salariés a mis en place une vaste opération de sensibilisation au risque alcool. Un important programme de formation comprenant notamment des sketches pédagogiques, proposés par une ligue d’impro, Bords de scènes. Divers thèmes sont abordés comme par exemple savoir gérer le verre de trop d’un collègue, l’ensemble des collaborateurs devrait être formé d’ici à 2013.
Je terminerai en citant le Cabinet Hasse-Consultant mentionné comme un acteur important dans la prévention du risque alcool, mais attentif aussi à une autre menace qui pointe le bout de son mégot, le Cannabis. Ce produit sera sans aucun doute le sujet d’autres articles, car nous aurons, j’en suis certain, de multiples occasions d’y revenir.
Jean-Pierre Julien
Une interview, sur France Info, de Patrick Buchard, fondateur du Cabinet HASSE-Consultants, diffusée le Le 22 décembre 2011, dans c’est mon boulot.
Les fêtes de fin d’année sont propices aux pots sur le lieu de travail. Mais attention, les « pots » sont très réglementés. Et les inquiétudes liées à la crise ont des conséquences directes sur la consommation d’alcool, en entreprise aussi.
Les pots en entreprises
Nombreuses sont les entreprises confrontées au problème récurrent des traditionnels pots de départ en vacances, en retraite, de mutation, d’anniversaire, de promotion, de nouveaux marchés gagnés par l’entreprise, d’accueil d’un nouveau collaborateur… et en cette fin décembre 2011, de fêtes de Noël et de Nouvel An. Un rituel toujours très présent aujourd’hui comme hier et même autrefois érigé en véritable institution dans certaines structures. Une pratique alors sacralisée, inscrite au fil du temps dans la “culture” de l’entreprise et transmise comme telle à tous les nouveaux salariés.
Et même si de réels progrès ont été accomplis en ce domaine, de nombreuses occasions sont toujours mises à profit pour perpétuer ces “traditions“. Hormis des répercutions sur la productivité que ces “arrosages“ peuvent occasionner, lorsque ceux-ci se déroulent pendant les heures de travail, en cas d’abus d’alcool, des conséquences beaucoup plus dommageables voire dramatiques peuvent se produire. Ce n’est pas la règle heureusement, mais cela existe, et ce, encore beaucoup trop souvent. Or, bien qu’incomplète et certainement beaucoup trop succincte une réglementation existe à ce sujet. L’appliquer est du ressort de tous : Dirigeants, cadres, DRH, CHSCT, CE, médecin du travail, syndicalistes, salariés… la responsabilité de sa mise en œuvre et de son respect en incombe aux cadres dirigeants, chefs de services et bien sûr aux chefs d’entreprises.
En cas d’incident voire d’accident ou de drame, ne pas avoir fait respecter la loi expose les participants et en premier lieu les responsables de l’entreprise à des poursuites pénales.
Dans les textes, au titre de son obligation générale de sécurité, le chef d’entreprise est responsable de la sécurité physique et mentale des travailleurs de son entreprise.
I – Le chef d’établissement prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs de l’établissement, y compris les travailleurs temporaires. Ces mesures comprennent des actions de prévention des risques professionnels, d’information et de formation ainsi que la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés. Il veille à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes. (article L. 230-2 du Code du travail).
L’employeur doit également interdire l’accès et le séjour dans l’entreprise, ou dans le chantier, des personnes en état d’ivresse (c. trav. art. L. 232-2, al. 2).
Il – pourrait aussi interdire toute consommation d’alcool, via le règlement intérieur après l’avis du CE et du CHSCT (c. trav. art. L. 122-36). Cela pourrait être à première vue la mesure la plus simple et la plus efficace. Ce n’est pas l’avis de nombreux alcoologues et professionnels de la sécurité au travail dont Patrick Buchard et ce pour diverses raisons, dont une des plus évidentes est que toute interdiction induit implicitement un désir de transgression. Et, sans doute socialement mal perçu, une telle mesure, parfois très difficile à faire accepter, risquerait donc en réaction de favoriser des “pots sauvages” hors de toute possibilité de contrôle ; ce qui au final s’avérerait totalement contre-productif, allant à l’encontre du résultat espéré. Aussi, actuellement en règle générale, la consommation d’alcool « léger » est tolérée, car licite, à condition évidemment de rester très modérée. Pour cela la meilleure pratique, dans la gestion des pots, reste une étroite et constructive collaboration entre la direction, les organisateurs du pot et l’ensemble des acteurs concernés dans l’entreprise : représentant syndical, DHSCT, CE, médecin du travail…et l’ensemble du personnel.
À ce titre, il n’est pas nécessaire d’attendre l’annonce d’un “arrosage” pour prévenir et informer le personnel de l’entreprise sur les dangers du risque alcool. Cela peut-être fait régulièrement par des notes de service, le journal de l’entreprise, ou des réunions spécifiques. Cela doit être fait d’autant plus à l’occasion de pots, car l’alcool sera présent officiellement dans l’entreprise.
Mais la meilleure pratique reste sans conteste la mise en place d’un plan global de prévention du risque alcool et de drogues illicites au sein de l’entreprise. L’usage d’alcool au travail existe pendant et en dehors d’évènements ponctuels et dès qu’il y a abus il y a risque et il y a danger.
La prévention et notamment pour les pots concerne toute l’entreprise, toutes et tous doivent se sentir concernés et responsables de leur consommation d’alcool.
Lorsqu’il y a problème voire accident à l’occasion d’un “arrosage“, ce n’est pas la faute à “pas de chance”, ou à “on ne pouvait pas prévoir” mais plus sûrement à une absence générale d’information sur le risque alcool accompagnée d’un manque de concertation entre les organisateurs et les divers responsables de l’entreprise pour la mise en place d’un dispositif efficace d’encadrement de l’évènement.
Moyennant quoi, l’absence d’information préalable n’évite pas la responsabilité en cas d’accident, à ce sujet, voici ce que dit le Code pénal :
La mise en danger d’autrui (le fait d’exposer une personne à un risque de mort ou de blessure par violation d’une obligation de sécurité) constitue un délit (223-1, livre II).
Ainsi, toute personne qui laisse repartir un collègue alcoolisé au volant de sa voiture peut-être, en cas d’accident, accusé de non-assistance à personne en danger. On peut aussi penser que toute personne qui laisse, sans réagir, une autre personne s’alcooliser de façon inconsidérée doit assumer une part de responsabilité en cas de dérapage.
Au vue des risques encourus : humain, pénal, professionnel, financier, il est évident qu’une bonne pratique de prévention est nécessaire dans les entreprises, et ce, quel que soit le secteur d’activité. Tous les métiers : BTP, Transport, finances, administration, médias… tous les salariés : femmes, hommes, jeunes, personnes plus âgées, tout le monde et tous les secteurs sont concernés.
Le chef d’entreprise peut agir de diverses façons pour prévenir le risque alcool, mais en aucun cas de façon inconsidérée. Notamment, en matière de contrôle, cela ne doit pas être attentatoire aux droits et libertés des personnes. De plus, il ne peut être effectué que s’il est prévu par le règlement intérieur, il ne peut en aucun cas être effectué, de façon improvisée, sur la simple présomption d’alcoolisation d’un salarié.
Une bonne initiative, adoptée d’ailleurs par un bon nombre d’entreprises du CAC40 est de confier ce rôle à des cabinets extérieurs tel HASSE-Consultants. De fait, la prévention du risque alcool est un enjeu majeur pour les personnes, la société et les entreprises. Un problème très sérieux qui ne peut souffrir d’approximation et d’amateurisme. Confier la mise en place d’un plan de prévention à des professionnels reconnus est tout simplement une affaire de bon sens. Il peut-être risqué de vouloir s’improviser alcoologue et formateur en prévention du risque alcool. Cela nécessite une solide formation doublée de nombreuses années de pratique sur le terrain. Pour que la prévention soit efficace et pérenne, il faut pouvoir concevoir et mettre en place au sein de l’entreprise une véritable stratégie basée sur une méthodologie validée et acceptée de tous.
Le cabinet HASSE-Consultants, premier cabinet d’alcoologie d’entreprise a construit en collaboration avec des professionnels reconnus et des entreprises partenaires un plan global de prévention du risque alcool. Une méthodologie qui a largement fait ses preuves et qui vient d’être citée comme modèle, par la MILDT, dans un remarquable petit guide sur l’usage des drogues illicites au travail.
Pour qu’un plan de prévention fonctionne, quelques règles simples sont à respecter, par exemple : les interventions courtes, tels des stages de formation de deux heures pour les salariés, sont efficaces, mais la prévention du risque alcool doit se gérer sur le long terme.
Et aussi, comme aime à le répéter, Patrick Buchard, il ne saurait y avoir une politique intelligente, responsable et utile de réduction des risques sans l’acception, l’adhésion et au final la participation de tous les acteurs de l’entreprise. Un plan de prévention ne peut se résumer à de simples informations ponctuelles lors des rituels pots d’entreprise.
La mise en place d’une stratégie durable comporte diverses actions, elle implique notamment d’implanter, au sein de l’entreprise, un groupe solide et divers de réflexion alcool incorporant tous les échelons de l’entreprise. Une équipe, mixte, volontaire et active, capable de mener des actions de prévention et d’information sur le long terme et ponctuellement lors d’évènements tels les arrosages ou autre arbre de Noël.
Les membres de ce groupe bénéficient d’une sérieuse formation au risque alcool et de ce fait sont parfaitement capable d’anticiper et de mettre en place un dispositif efficace lors des pots de l’entreprise.
Une action qui doit, entre autres, être soutenue clairement par la Direction et qui demande :
- Une large concertation avec les responsables de l’entreprise, CE, CHSCT, médecin du travail, syndicats, les organisateurs, et avec tous les salariés.
- Un accompagnement, une collaboration avec les organisateurs pour limiter la quantité d’alcool en fonction du nombre de participants.
- La formation et un encadrement compétent des personnes qui serviront les boissons lors de l’événement.
- Une heure précise de début et une heure de fin impérative, fixées à l’avance en accord avec la direction.
- Des éthylotests à disposition sur les tables et des personnes formées, prêtes à gérer les problèmes liés à l’abus d’alcool.
- Un service de raccompagnement pour les personnes à risques… et d’autres mesures si elles s’avèrent utiles.
De tout cela il ressort que le pire n’est jamais sûr, mais qu’il ne faut pas laisser le soin de la sécurité à “la chance“ ou à “il n’arrivera rien“. Le risque alcool existe, c’est un problème majeur, notamment lors des pots, mais il existe aussi des réponses efficaces pour s’en prévenir. Faire appel à des professionnels reconnus, tel le Cabinet HASSE-Consultants, pour mettre en place un plan global de gestion du risque alcool dans l’entreprise est une solution parfaitement adaptée.
Jean-Pierre JULIEN
L’Association ENTREPRISE ET PROGRÈS, plate-forme de rencontre, d’échange, de réflexion et de proposition sur le monde de l’entreprise vient, dans le cadre de ses CAHIERS, de publier : “Bien-être et Prévention”, un rapport très pertinent sur les conditions de travail en France. Un dossier de haut niveau qui a su prendre la réelle mesure des situations présentes, des clivages et des blocages propres aux entreprises françaises. Il a su aussi développer une plus large réflexion et replacer l’homme au cœur de la vie de l’entreprise afin de concevoir de véritables propositions tout en conciliant l’économique, le social et l’environnement.
Le Plan Santé au Travail 2010-2014 le souligne : « L’investissement dans l’amélioration des conditions de travail, pour une bonne qualité du travail, est une condition de durabilité de la performance économique ».
Promouvoir le bien-être au travail, c’est aussi privilégier la prévention à la réparation. En un siècle, le droit français est passé d’une logique de réparation datant de 1898 à une logique de prévention instituée en 1991 sous l’impulsion du droit européen.
D’autant que la France présente une situation particulière et préoccupante avec un faible taux d’emploi des jeunes et des seniors et une productivité horaire de travail parmi les plus élevés d’Europe. Cela fragilise l’ensemble du monde professionnel en augmentant la pression et le stress au travail et de fait augmente les risques psychosociaux comme l’a malheureusement montré la succession d’actes désespérés dans certaines entreprises.
D’où l’intérêt de ce rapport, rédigé par un groupe de travail composé de dirigeants d’entreprise, reconnus pour leur compétence dans leur domaine professionnel, dont Patrick BUCHARD, le responsable de HASSE Consultants. Un travail qui ne se contente pas de dresser un constat, mais qui sait aussi proposer un panel de solutions pratiques, tout à fait envisageables sans pénaliser les performances des entreprises.
Il décrit parfaitement la dégradation des relations professionnelles et la réalité dans le monde du travail en France aujourd’hui. La productivité, l’absence de dialogue et de concertation, l’absence trop souvent d’une réelle subsidiarité, la taylorisation due en partie à la mondialisation ont précipité l’abandon de certaines valeurs qui jusqu’aux années 1970 liaient, pour une bonne part, les salariés à leur métier et à leur entreprise.
Aussi, il est urgent d’agir et pour cela de mettre en place de véritables politiques de “Bien être au travail”, des actions qui ne doivent pas se contenter d’atténuer ou d’éliminer le mal-être. Une action qui réduit le mal-être ne produira pas nécessairement du bien-être, par exemple la mise en place d’une conciergerie d’entreprise peut pallier à certaines situations délicates pour le salarié à l’emploi du temps particulièrement chargé (Pressing, repassage, lavage de votre véhicule, fleurs, cadeaux… ), sans pour autant lui procurer du bien-être à son poste de travail.
Toutes les entreprises françaises sont concernées par ces problèmes ainsi que par leur survie. De fait, elles doivent répondre à ce paradoxe :
comment l’entreprise qui cherche à tuer son concurrent peut-elle générer le bien-être en son sein ?
Comment promouvoir l’harmonie à l’intérieur, quand les règles économiques promeuvent l’anarchie destructrice sur le marché ?
Le rapport publié par Entreprise et Progrès a l’intelligence d’aborder courageusement toutes ces questions et d’y apporter des réponses.
Une lecture du sommaire (voir ci-dessous) résume très clairement tout l’intérêt et toute la portée de ce travail.
Introduction
Première Partie — Soutenir les forces positives
Cinq pistes pour promouvoir le bien-être au travail.
I – Cultiver le sentiment d’appartenance et de contribution à l’entreprise ou à un métier.
II – Une organisation du travail qui s’appuie sur une rèelle subsidiarité.
III – Des règles justes, appliquées par tous et peu nombreuses.
IV – Établir une collectivité positive : le travail doit être construit avec du « vivre ensemble ».
V – Autonomie, entre bien-être et stress ?
Deuxième Partie – Affaiblir les tensions négatives
I – De la responsabilité du dirigeant d’entreprise, pour le meilleur et pour le pire.
II – Exclure les conduites managériales perverses.
Conclusion
Ce rapport rappelle toute l’importance de la place de l’entreprise dans la vie des salariés et au sein de la société à laquelle elle participe. Il montre L’importance de développer une politique de recherche d’un réel bien-être au travail sous peine de voir le tissu social se détériorer avec toutes les conséquences qui ne manqueraient pas d’en découler.
Pour cela, la prévention n’est-elle pas la meilleure voie pour renforcer le bien-être au travail ?
Le rapport “Bien-être et Prévention”, peut être consulté et/ou téléchargé ici ou à cette adresse : http://www.entreprise-progres.com/bien-etre-et-prevention/


