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Articles recherchés avec : Alcool

[14 mai 2012 | ]

Un trio infernal : Alcool, Drogues et Travail, une association dévastatrice qui comporte encore beaucoup trop d’adhérents, comme le note Étienne GLESS, dans un récent article : Alcool et drogues au boulot : arrêtez le massacre !, L’ENTREPRISE – avril 2012.

Les addictions sont à l‘origine de 20 à 30 % des accidents du travail et coutent en moyenne aux entreprises 1,5 % de la masse salariale annuelle. Ce n’est pas rien, loin de là, sans compter les accidents du travail quelquefois mortels, les drames occasionnés et tous les dégâts collatéraux que tout cela induit. Des vies brisées, gâchées, des familles détruites, des entreprises lourdement pénalisées. Productivité ralentie, absentéisme, qualité du travail dégradée, relations humaines détériorées, santé du salarié consommateur menacée, comportement irresponsable… et cette liste ne prétend pas énumérer toutes les conséquences possibles de la prise de substances psychoactives sur le lieu de travail.

En exemples, ci-dessous, deux accidents graves, un mentionné dans l’article et l’autre dramatique, survenu récemment à Paris.

À l’héliport d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), un pilote privé sous l’emprise de l’alcool “oublie“ son client au décollage et percute un camion-citerne avant de s’écraser sur un autre hélicoptère à l’arrêt.
Cet accident sans doute très spectaculaire n’a heureusement fait aucun dégât humain.
Ce n’est malheureusement pas la règle générale et l’autre accident, mentionné ci-dessous, nous le rappelle, la note à payer pour les addictions au travail est parfois très lourde.

Le jeudi 19 avril 2012, un enfant de 11 ans est mort des suites de ses blessures après avoir été renversé par une voiture dans le XXe arrondissement parisien. Le conducteur de 24 ans n’avait plus son permis et avait consommé du cannabis. Le conducteur de cette camionnette d’artisan est en garde à vue. Il roulait « à toute vitesse », selon deux témoins. Selon les premiers éléments de l’enquête confiée au Service de traitement judiciaire des accidents (STJA), le chauffard venait de doubler une file de voitures ralenties par un camion-poubelle, de sorte qu’il se retrouvait à rouler à contresens. Cet homme pourrait être poursuivi pour «homicide involontaire avec pour circonstances aggravantes conduite sans permis et excès de vitesse. Il risque plusieurs années de prison ferme». On pourrait ajouter “une personne totalement inconsciente de sa conduite, car sous l’emprise de produit modifiant le comportement” inconscient, mais pas irresponsable, de la même façon que l’on doit être maître de son véhicule on doit l’être de sa propre conduite.

La lecture de ces faits divers donne à réfléchir, d’autant que ces drames ne sont malheureusement pas des faits exceptionnels et rarissimes.

Cet article nous rappelle aussi, entre autres, quelques chiffres inquiétants :
- 7,7 % des actifs
consomment quotidiennement de l’alcool;
- 550.000 personnes en France
ne peuvent commencer une journée sans avoir fumé un joint de Cannabis;
- 6,9 % des actifs
consomment du Cannabis en cours d’année

Sans être monnaie courante, les accidents graves occasionnés par des salariés sous l’emprise d’alcool ou de drogues sont beaucoup trop nombreux. De 20 à 30 % des 650.000 accidents du travail recensés chaque année en France trouvent leur origine dans le fait qu’un collaborateur de l’entreprise est sous l’emprise d’une substance psychoactive. L’alcool est à lui seul responsable de 40 à 45 % des accidents mortels.

Alors, que faire ? Il y a deux façons d’envisager le problème : répression ou prévention. La répression est la voie la plus facile, mais elle ne répond pas au problème sur le fond. De fait, licencier un salarié, en général pour faute professionnelle, ne règle absolument pas le problème sur le fond au sein de l’entreprise.

Aussi faire appel à des professionnels, tel le Cabinet Hasse-Consultants, pour la mise en place d’un plan global de prévention est sans doute la bonne démarche. Vouloir ignorer le problème ou décider d’improviser seul, hâtivement des actions ne répond pas à l’importance et à la complexité du problème alcool. Les enjeux, tant sur les plans professionnels, humains, financiers, sociétaux sont énormes et ne de devraient pas de ce fait autoriser trop de faux pas.

S’improviser spécialiste des problèmes alcool en entreprise du jour au lendemain n’est pas indiqué, dans le meilleur des cas c’est contreproductif, mais dans les pires cela oscille de situations à risques à résultats catastrophiques. De plus avec malheureusement quelquefois, au final, des conséquences dramatiques, accident grave, accident mortel, suicides.

Confier la prévention du risque alcool et autres produits modifiant le comportement à un cabinet tel Hasse-Consultants permet de s’assurer d’une action efficace et pérenne au sein de l’entreprise.

Dans tous les cas, pour réussir une démarche de prévention, tous les acteurs de l’entreprise doivent être impliqués : la Direction, la DRH, l’Assistante sociale, le Médecin du travail, l’infirmière, tous les salariés. Quel que soit le niveau d’interventions : prise en charge d’un salarié, mise en place de groupes de réflexion ou assurer la formation aux risques alcool des salariés de l’entreprise, le recours à de véritables professionnels est une démarche responsable.

À ce sujet, à la fin de l’article d’Etienne GLESS, Sylvie Lloret, DRH de GTM bâtiment, apporte un très intéressant témoignage sur l’importance de la démarche prévention Alcool, au sein de son entreprise.

Jean-Pierre Julien

Télécharger l’article d’Étienne GLESS

[27 déc 2011 | ]

Aider à prévenir les risques liés à l’usage de drogues au travail, tel est l’objectif du guide rédigé conjointement par : la MILDT, La Direction Générale du Travail, l’INRS, Wallco consultants et HASSE -consultants.

Cette publication découle des assises nationales “Drogues illicites et risques professionnels”, organisées conjointement, en juin 2010, par le Ministère du Travail et la Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie.

Elle met à la disposition de tous et notamment des acteurs de prévention, un outil pratique doublé d’une source précieuse d’informations. Un guide de plus, pourquoi faire diront certains, ne vaudrait-il pas mieux tout simplement agir ?
Certes, il le faut et des mesures peuvent et doivent être prises, mais au préalable il semblait indispensable de définir lesquelles, sous peine d’inefficacité ou même d’inapplicabilité.

Il était donc nécessaire de définir des protocoles précis pour la mise en place de plans de prévention. Pour cela, un important travail de réflexion, fruit de nombreuses réunions, a permis de dégager les axes prioritaires de prévention et les actions qu’il serait souhaitable, voire indispensable de mettre en place au sein des entreprises.

L’utilité, voire la nécessité d’éditer et de diffuser un guide pratique, regroupant la somme de ces travaux est vite apparue, les acteurs de la prévention en rêvaient, la MILDT et le ministère du Travail l’ont fait. Ce guide, exclusivement consacré aux drogues illicites, met en lumière un problème trop souvent synonyme de déni. De fait, la consommation de produits illicites au travail est moindre que celle de l’alcool et des produits psychotropes, mais elle est en quelque sorte secrète. C’est donc un problème prévalent et trop souvent passé sous silence qu’il fallait décrypter, évaluer et pour lequel il fallait élaborer la mise en place de plans de prévention.

Un déni que soulignait déjà en 2003 une commission sénatoriale et que le rapport MILDT-DGT de 2007 prenait comme base des préconisations formulées. De fait, même si leurs consommations restent nettement moindre que celle de l’alcool, les drogues illicites existent et leur usage est en constante augmentation.

Le cannabis arrive largement en tête et près de 12 % des usagers actuels reconnaissent en consommer le matin avant de se rendre au travail. Il reste néanmoins difficile d’évaluer exactement, faute d’étude épidémiologique, le nombre d’usagers de drogues illicites, en France, dans le monde du travail. En revanche, des études montrent que contrairement à certaines idées reçues, même si certains secteurs et certaines professions sont plus touchés que d’autres (transport, BTP, hôtellerie, restauration, métiers de la mer…) aucune branche professionnelle n’échappe au problème, toutes sont concernées.

Les conséquences de ces pratiques, bien que difficilement quantifiables peuvent être particulièrement dommageables sur le travail, sur le salarié et pour l’entreprise. Leur dangerosité vient, en situation professionnelle, du fait que la consommation de drogue affecte les activités sensorielles et modifie les comportements. Elle perturbe aussi, suivant les personnes et les produits consommés, de façon plus générale : la vie familiale, intellectuelle, cognitive du salarié.

Il importait donc, déjà, de définir au préalable, une base commune de travail, tant sur l’état actuel de l’usage de drogues au travail que sur les valeurs à défendre et à préserver lors de la mise en place d’outils de prévention et de dépistage. Ensuite, il fallait définir un mode d’action efficace et accepté de tous.

La démarche utilisée par le cabinet HASSE-Consultants lors de ses interventions en entreprise a servi de modèle de référence. Elle découle d’une solide expérience acquise, au fil de nombreuses années de prévention des risques liés à l’alcool, “produit phare de l’addiction”, la drogue encore et toujours la plus utilisée au travail comme à la maison. Cet important travail, axé essentiellement sur le risque alcool, nous a permis de construire une statégie très efficace de prévention, naturellement adaptable aux autres drogues.

La méthode présentée et détaillée dans le guide en découle, elle est la synthèse d’actions menées de façon efficace auprès de plus de 80 entreprises.
Une démarche axée essentiellement sur la prévention, articulée autour de 3 messages forts :
Préparer-agir-suivre.
Informer et impliquer tous les acteurs de l’entreprise, développer une approche dédramatisée du risque drogue et permettre une prise de conscience et une responsabilisation de tous. Telle pourrait être résumé la démarche de prévention “drogue au travail” du cabinet HASSE Consultants.

Mais avant même la mise en place d’un plan de prévention, il est indispensable d’en connaître les tenants et les aboutissants et surtout de bien prendre en compte que la liberté de chacun doit être respectée, mais que la sécurité de tous doit être aussi assurée.
De façon générale, il importe de définir des règles de bonnes pratiques entre devoir de prévention et pouvoir de répression.

En exemple, la question du dépistage, où, quand, comment pourrait-on dire ?
Le guide apporte des réponses précises et pragmatiques à ces questions d’importance et à bien d’autres qui ne le sont pas moins. De fait, il n’est pas toujours facile de gérer la problématique drogue sur les lieux de travail, tant la démarche de prévention et encore plus de dépistage peuvent-être facilement assimilés à une démarche de flicage. Or la prévention du risque alcool ne doit en aucun cas se substituer au travail de la police nationale, à chacun son rôle en quelques sortes, il convient donc de rester vigilant et d’éviter tout risque de dérapage.

La finalité de tests éventuels doit se retrouver dans l’aide à apporter que dans une éventuelle sanction à prendre, celle-ci ne devant être que l’ultime recours.

La notion de responsabilité est primordiale et des messages doivent être passés dans ce sens au sein des entreprises. Car, s’il est vrai que la lutte contre la drogue est du ressort des pouvoirs publics, il incombe aussi à toutes les structures composant la société et à tous d’y participer.

Cette démarche délicate à mettre en œuvre, entre obligations à faire appliquer et libertés fondamentales à respecter, se doit d’être préventive et non stigmatisante ou traumatisante.

Elle doit être entreprise de façon collective, en totale harmonie avec le service de santé au travail.

Comme le rappelle judicieusement le guide: “les actions de prévention et de gestion des risques professionnels liés aux drogues illicites ne pourront porter leurs fruits que si elles sont menées en accord avec l’ensemble des acteurs”.

L’objectif étant d’associer et de responsabiliser l’ensemble du personnel de l’entreprise à la démarche de sécurité. Pour qu’une démarche de prévention fonctionne et soit efficace dans le temps, elle doit être acceptée et admise de tous, mieux elle doit être portée par tous.

Pour cela quelques principes de bases sont à respecter, vient ensuite toute une méthodologie qui a fait ses preuves et qu’il est recommandé d’appliquer. Il peut-être utile de se faire aider, différents organismes sont susceptibles de le faire. Il peut-être aussi judicieux de faire appel à un consultant extérieur tel, HASSE-Consultants, dont l’expérience et le savoir-faire peuvent s’avérer indispensable.

Ce guide s’avérera un outil fort utile, il apportera une aide dans la mise en place d’une démarche de prévention collective ; il apportera aussi de précieuses informations et recommandations dans la gestion de situations individuelles difficiles : rôle de chacun des acteurs de la prévention et de l’action : employeur, DRH, médecine du Travail, CHSTC, salariés… règlement intérieur, responsabilité du salarié, des cadres, de l’employeur… préparer, agir, suivre, pérenniser, le plan de prévention… Il étudie l’état des lieux, analyse et détaille les différentes étapes du processus de mise en place du plan de prévention et pas à pas apporte les réponses aux questions soulevées.

Il regroupe sous forme de fiches pratiques l’ensemble des informations nécessaires pour une mise en place dans les entreprises, d’une politique intelligente et efficace en matière de prévention des risques liés à la consommation de drogues.

Au final, un guide pratique, clair, complet à recommander à tous, à mettre dans toutes les mains des acteurs de la prévention des risques liés à la consommation de drogue au travail.

JP Julien

[2 déc 2010 | ]

Alcool au travail chez les femmes

Pour la majorité des dirigeants, la bonne santé de leur entreprise passe par la bonne santé de leurs salariés. Or, un quart des salariés entretient une relation “particulière” avec l’alcool (8% de dépendants augmentés de 16 % de consommateurs excessifs menacés). Aussi, toutes les entreprises, à plus ou moins grande échelle, devraient se sentir concernées par les conséquences de l’alcool au travail et y réfléchir.

Les entreprises de travaux publics ou de transports ne sont certainement pas les seules concernées, aucun secteur n’est épargné. Les conséquences peuvent être dramatiques, des accidents peuvent se produire. Et de fait, à court, moyen ou long terme l’alcoolisation de salariés peut avoir des conséquences pour leur santé ainsi que sur la bonne marche et la prospérité de l’entreprise. Pourtant, un salarié sur quatre consomme de l’alcool avec ses collègues ou ses clients et la France, avec 5 millions de buveurs excessifs, occupe une position “privilégiée” en matière d’alcoolisme. Aujourd’hui, alors que se multiplient, auprès du public, les mises en garde et les campagnes de prévention, trop de comportements irresponsables en ce domaine perdurent, dans le monde du travail. Relevant de la “tradition” ou d’un “folklore interne”, notamment pour beaucoup de structures de plus de 50 salariés, les pots alcoolisés font souvent partie, au même titre que l’arbre de Noël, de la culture de l’entreprise. De plus, Il apparaîtrait inconcevable, pour beaucoup de dirigeants, de cadres, de syndicalistes, d’imposer des restrictions à ces pratiques. En interdisant notamment toutes les boissons à fort degré d’alcool ou en imposant un alcooltest au sortir de ces réunions. Pourtant, l’alcool est, entre autres, responsable de plus d’un tiers des accidents de la route (les accidents de trajet représentent 61,2 % des accidents mortels du travail enregistrés par la CNAMTS). Et les conséquences de l’alcoolisme ne s’arrêtent pas là, l’alcool est la cause directe (cancers, cirrhoses,…) ou indirecte (accidents, suicides, homicides) de 45.000 décès annuels, soit plus de 10% de la mortalité toutes causes confondues. L’alcool est aussi présent dans 41% des agressions sexuelles, et dans 30% des agressions physiques. Sans oublier les ravages causés au sein des familles et difficilement chiffrables.

Conséquences pour l’entreprise, quelques chiffres fixent les enjeux :

  • L’alcool est responsable directement, à lui seul, de 10 à 20% des accidents du travail.
  • L’absentéisme lié à l’alcoolisme représenterait 4 à 5 millions de journées perdues/an et on estime la perte de productivité annuelle à 16 milliards d’euros.
  • Une étude EDF-GDF a démontré que les absences au travail des personnes dépendantes à l’alcool sont multipliées par 3,3 par rapport aux personnes non dépendantes. Cette même étude estime le coût de ces absences à 9 200 euros par personne et par an.

Les coûts cachés de la consommation représenteraient pour l’entreprise 1,25 % de la masse salariale.

Absentéisme
L’alcoolique dépendant est fréquemment en retard ou absent du travail. Cela est dû à son état permanent, à l’affaiblissement progressif de sa santé et aux effets cumulés des prises d’alcool. Le syndrome de « gueule de bois », souvent d’après-week-end, peut surgir le matin et empêcher toute activité, notamment professionnelle. Un pourcentage important d’arrêts de courte durée est dû à l’alcool. Cela s’explique en partie par l’état physique et psychique du dépendant et par le peu d’intérêt pour son travail que cela induit.

Accident du travail
L’alcool est responsable à lui seul de 10 à 20% des accidents du travail, avec une fréquence plus importante chez les alcoolodépendants. Ces chiffres sont particulièrement vrais dans les domaines où l’activité est manuelle, car le risque de blessures est plus fort.

Arrêts de travail
Hormis les dégâts occasionnés sur le système nerveux et sur l’équilibre mental de l’alcoolique, une santé fragilisée le rend aussi plus vulnérable aux maladies. Les blessures et contusions qui se retrouvent fréquemment chez les alcoolodépendants ne vont qu’accroître les handicaps et les cessations de travail.
Rappelons que l’alcool impacte fortement l’ensemble de l’organisme : cerveau, yeux, cœur, estomac, système nerveux,…

Relations professionnelles, sociales :
Les effets de l’alcool se font également clairement ressentir au niveau du travail : oubli, erreur, perte de motivation, lenteur, improductivité, refus de respecter les consignes ou les règles de fonctionnement ou de discipline. Quelquefois même, refus caractérisé d’effectuer tout travail, voire des actes de violence ou d’insubordination caractérisés à l’encontre de supérieur hiérarchique.

En créant des états, des réactions d’euphorie ou au contraire d’atonie, l’alcool peut modifier, altérer, compromettre la qualité des relations professionnelles. En effet, en fonction de la durée, de la fréquence et de la nature de sa consommation, les réactions de l’alcoolique sont susceptibles de faire apparaître des problèmes dans la qualité de son travail ou des dysfonctionnements à son poste.

Le malade alcoolique perd aussi, au fil de son alcoolisation, ses engagements comme salarié, ses notions de devoir et de responsabilité, il est alors difficile voire impossible de compter sur lui et il peut alors rapidement devenir un fardeau pour l’entreprise.

Que peut faire le dirigeant et que dit la loi :

Fautes
L’état d’ébriété est proscrit sur le lieu de travail. Une simple faute professionnelle susceptible de sanction disciplinaire peut être adressée à l’employé alcoolisé.

La sanction peut aller jusqu’au licenciement. La faute peut aussi être due à un incident survenu à cause de l’état d’alcoolisation (accident dû à une inattention, mise en danger de l’alcoolodépendant ou de ses collègues,…).

Licenciement
Les fautes, abandons de poste, diminution des résultats et les prises de risques induites par le dépendant dans son activité professionnelle peuvent entraîner le licenciement. En cas de litige concernant un licenciement pour ébriété le juge prud’hommal s’assurera que cet usage n’a pas été toléré par l’employeur.

Celui-ci doit satisfaire aux exigences légales en matière de prévention de ce type de risque. L’employeur est en effet garant de la santé au travail de ses salariés. Le service de médecine du travail joue un rôle important dans la détection de la problématique alcool.

Que dit la loi ?

Article L122-40 :
«L’employeur peut prendre toute mesure pour sanctionner un salarié qui serait en état d’ébriété.»

Article L.232-2 :
«Il est interdit à tout chef d’établissement de laisser entrer ou séjourner dans son établissement des personnes en état d’ivresse.»

Depuis 2004, il existe des visites médicales «à la demande de l’employeur». Elles sont très utiles pour les problèmes d’alcool, l’employeur peut ainsi adresser un salarié au médecin du travail.
L’arsenal juridique, disciplinaire ne saurait en aucun cas remplacer une nécessaire prévention et un suivi du risque alcool en entreprise. Des études très sérieuses montrent que les interventions de courte durée en entreprises ainsi que la création de groupes de prévention alcool sont d’une très grande efficacité. Ces actions sensibilisent l’ensemble du personnel aux risques alcool pendant et en dehors du travail. Elles aident à protéger la santé mentale et physique des personnes et accompagne la bonne marche de l’entreprise en préservant les relations sociales et professionnelles.

Pour ce qui est de la prise en charge du malade alcoolique, cette démarche n’intervient qu’en dernier recours et doit, pour obtenir un résultat, avec l’accord de l’entreprise et l’adhésion du malade s’inscrire dans la durée.

[1 juil 2010 | ]

Jean-Mary Pierre est Directeur des Ressources Humaines du Palais des Congrès à Paris. Par deux fois, il a été confronté à des situations explosives liées au problème alcool.
« A une certaine époque, l’alcool était structurellement présent au Palais des Congrès puisqu’il y avait des débits de boissons sur le site. Ce qui n’est plus le cas à l’heure actuelle. Pourtant, encore aujourd’hui, l’alcoolisation reste  » facile  » à cause de l’immensité des locaux : il est en effet extrêmement aisé de se cacher dans les sous-sols et les milliers de mètres carrés du Palais des Congrès !

Intégrer le risque alcool au règlement intérieur
Nous sommes potentiellement exposés à deux types d’alcoolisme : celui des cols bleus, ouvriers et techniciens, qui sont très nombreux, puisque 52 métiers sont représentés au Palais ; et celui des cols blancs. L’alcoolisme dit mondain, celui des cols blancs, est notamment favorisé par le nombre important d’événements festifs dont notre activité réceptive est le cadre.
En 2001, la Directrice Générale de la SEPCP a voulu limiter les risques en rendant le règlement intérieur plus drastique. Elle a en quelque sorte mis les pieds dans le plat, car le problème était connu, mais non dit. L’alcool est désormais une infraction avérée dans l’entreprise.

Des situations explosives
A mon arrivée, fin 2001, j’ai été confronté à des comportements qui rendaient difficile l’identification du problème : on  » cachait  » les salariés alcooliques pour les protéger ! Il a fallu que la situation devienne incontrôlable et non dissimulable pour que le problème soit réellement abordé. Lorsque j’ai pris conscience de la gravité de la situation, je me suis dit qu’il ne fallait surtout pas échouer dans la solution à apporter.
Nous avons ainsi connu deux situations d’urgence : deux salariés qui étaient réellement en bout de course par rapport à l’alcool, au seuil de tout lâcher et en dysfonctionnement total. Lorsque nous avons fait appel au Cabinet Hassé-Consultants, nous ne contrôlions plus rien, nous étions en train de perdre ces deux hommes. Dans une telle situation c’est du quitte ou double : ou bien ça fonctionne ou le salarié doit être licencié

Le retour au poste de travail
Ils s’en sont sortis tous les deux. Une résurrection totale ! Avec une remontée en puissance physique et psychologique incroyables. C’est époustouflant : vous les voyez arriver dans votre bureau, ils sont comme morts… vous avez l’impression qu’ils vont s’effondrer en sortant… Et puis, finalement, ils revivent et travaillent à pleine capacité.

[1 avr 2010 | ]

Notre objectif : Réduire de façon durable les risques liés à la consommation d’alcool et des produits modifiant le comportement.

Le Cabinet met en place les plans globaux adaptés à la culture de l’entreprise et à ses besoins. Depuis 1989, il organise et met en œuvre les actions de prévention, de formation et d’information et de communication.

[1 mar 2010 | ]

Notre objectif : Accompagner les collaborateurs alcoolo-dépendants en vue de leur réadaptation au poste de travail.

Disponible 24h/24, 365j/an, le Cabinet prend en charge l’ensemble des dysfonctionnement privés et professionnels en coordonnant les actions de réseaux concernés, professionnels et associatifs, dans l’entreprise et à l’extérieur.