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Accueil > Prévenir > Ils ont créé un Groupe de Réflexion Alcool
De la Recette Générale des FinancesLorsqu'un homme croit au bien-fondé d'un agir, il déplace des montagnes... administratives ! En matière de risque alcool, Paul Thévenin, Receveur Général des Finances, Trésorier-Payeur Général de la Région Ile-de-France, croit en la prévention, préalable à une politique efficace de médication. Il a fait appel au Cabinet Hassé-Consultants pour l'aider à mettre en place une stratégie pérenne de prévention au sein de son administration.L’initiative date de 2002. Paul Thévenin, sensibilisé au risque alcool notamment par le comportement addictif de l’un de ses cadres, voulait trouver une solution qui permette de « récupérer » des agents alcoolo-dépendants. De faire en sorte que ces salariés de la Fonction publique, qui ont quelque chose à apporter à l’Etat et qui ne l’apportent plus, puissent retrouver leur potentiel. Qu’ils soient à nouveau « là ».
Crédibiliser la préventionDans la formule Hassé-Consultants, deux concepts ont retenu l’attention de Paul Thévenin : l’objectif de faire fond sur la prévention pour être crédible dans l’approche de ceux qui sont atteints de la maladie ; et la mise en place d’un dispositif pérenne de cette prévention. En effet, « dans les rangs des équipes le turn-over est important et il faut recommencer l’exercice tous les ans ! […] Il est donc important, au sein de notre administration, d’entretenir la prévention et de la crédibiliser. »Paul Thévenin, président du Comité Hygiène et Sécurité (CHS) de Paris-Centre a ainsi décidé de convaincre l’ensemble des partenaires du CHS d’investir dans la prévention du risque alcool. (à noter que ce CHS est l’un des plus importants de France, puisque près de 4000 agents dépendent de son action). Après présentation de sa méthode par le Cabinet Hassé-Consultants, le Trésorier-Payeur Général de la Région Ile-de-France a obtenu un consensus du CHS sur la démarche de prévention. Précision : sur la problématique alcool, le ministère des Finances a mis en place des stratégies curatives qui, hélas, se révèlent assez peu gagnantes, et pratiquement rien d’efficace n’avait encore été proposé en matière de prévention.
Se positionner comme maître d’ouvrage et maître d’œuvre de la prévention<A partir de là fut mis en place, en interne, un cahier des charges méthodologique de la prévention alcool. Ce cahier des charges a permis d’interroger plusieurs entreprises françaises spécialistes de la prévention. Au final, en décembre 2003, le CHS a opté pour la solution Hassé-Consultants.Paul Thévenin souhaitait que le consensus soit complet, tant à la Recette Générale des Finances (RGF) qu’à la Paierie Générale du Trésor (PGT) si celle-ci s’associait à la démarche ; il s’agit des 2 unités choisies pour expérimenter la méthode « Hassé-Consultants ». D’où la durée de la concertation qui intégra également la DPMA (Direction du Personnel et de la Modernisation de l’Administration). « Dans cette stratégie de prévention, nous souhaitions être à la fois maître d’ouvrage et maître d’œuvre, précise Paul Thévenin. Ce que nous attendions de Hassé-Consultants était une assistance à maître d’ouvrage et à maître d’œuvre. »
Pour les malades alcooliques, un message de patienceHassé-Consultants a initié les formations début 2004. 25 agents ont été présélectionnés pour participer au Groupe de Prévention Alcool. Ils ont suivi le stage B de 40 heures. Puis une soixantaine de cadres ont eu droit à la journée de stage C. Enfin, une centaine d’agents ont bénéficié du stage A de 2 heures de sensibilisation au risque alcool. « L’une des volontés, pour 2004, est de généraliser la formation des agents. Mais nous avons un autre objectif, œuvrer à la prise en charge d’un malade. Quant à savoir comment cela peut intervenir et qui peut prendre en charge des consommateurs excessifs d’alcool dans nos structures, nous y réfléchissons. Cela dit, c’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons prévu, dans notre contrat avec Hassé-Consultants, un transfert de connaissances.[…]Mais, avant tout, nous devons obtenir la crédibilité, puis tirer parti des acquis pour étendre notre méthode de prévention aux autres administrations du CHS. Pour l’instant, on nous observe. Nous souhaitons vivement que notre méthode fasse des émules et soit récupérée par les sceptiques ! » Par l’intermédiaire du Groupe de Réflexion Alcool, la Recette Générale des Finances en est déjà à solliciter les synergies d’autres administrations, pas seulement financières mais aussi dans la mutualisation des dispositifs. La Mutuelle du Trésor s’apprête à signer une convention de partenariat avec le CHSI pour l’opération RGF/PGT. Le Groupe de Réflexion Alcool de la Recette Générale des Finances et de la Paierie Générale du Trésor a pris pour nom SPIRAL. Certes il existe depuis peu, mais les mentalités ont déjà changé : le tabou se désinscrit de la culture des services impliqués. Et « nous sommes désormais capables de faire passer un message de patience : nous nous donnons les moyens d’aider les malades, et l’aide sera collective », conclut Paul Thévenin.
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