Vos questions / les réponses de nos experts

Politique de prévention, gestion des situations d’urgence… notre Cabinet s’entoure de multiples compétences professionnelles en alcoologie. Vous informer sur le risque alcool, vous donner les clés pour affronter un problème d’alcool dans votre entreprise font partie de nos priorités.

Mon collègue de bureau a de gros problèmes avec l’alcool. Que dois-je faire ?
En parler avec votre médecin du Travail est une première étape (il est lié par le secret médical). Pourquoi ne pas en parler ? Il ne s’agit pas de délation, mais d’éviter un licenciement. Notre Cabinet met en en relation tous ces acteurs de l’entreprise afin de les aider à apporter une solution humaine à un problème vital.

N’y a-t-il pas un moment où il est « trop tard » pour aider un salarié alcoolo-dépendant ?
Beaucoup d’anciens consommateurs d’alcool nous le disent : il n’est jamais trop tard ! En fait, ils n’attendent que ça, qu’on leur en parle, qu’on les aide à affronter leur problème.

En pratique, comment se passe la prise en charge par le Cabinet Hassé-Consultants d’un salarié en situation difficile?
90 % des prises en charge se font en ambulatoire. Le suivi médical et le suivi médical extérieur par les consultants de notre Cabinet s’effectue en étroite collaboration. Le malade alcoolique peut à tout moment contacter l’un de nos médecins alcoologues consultants. Les mouvements d’anciens buveurs sont également très présents.

Qui paie les interventions de Hassé-Consultants ?
C’est l’entreprise. En fait, elle préfère généralement payer pour la réinsertion professionnelle d’un salarié en difficulté avec l’alcool que pour un licenciement.

Quand considérez-vous la mission du Cabinet comme terminée ?
Lorsque le salarié est autonome à 100 % dans sa vie professionnelle et privée ; lorsqu’il a retrouvé durablement son poste de travail. Nous restons également, bénévolement, à la disposition des salariés pour lesquels nous sommes intervenus.

Les Groupes de Réflexion Alcool qu’est-ce que c’est ?
Les Groupes de Réflexion Alcool sont des Groupes de Réflexion ALcool que nous mettons en place dans les entreprises à la suite d’une formation spécifique de 40 heures (le stage B). Les 19 intervenants de cette formation informent et sensibilisent sur le risque alcool. Certains sont habilités à intervenir pour établir des relations d’approche avec des salariés en difficulté.

Comment sait-on qu’on est alcoolo-dépendant ?
Pour « savoir », la première démarche est de consulter son médecin généraliste. En cas de problème, il vous adressera à un médecin alcoologue. Il existe aussi un test très révélateur : tous les ans s’abstenir de consommer de l’alcool durant dix jours consécutifs. Un excellent moyen de vérifier sa non-dépendance.

A-t-on le droit de boire de l’alcool sur son lieu de travail ?
En dehors des repas, l’alcool est interdit au poste de travail mais, au prétexte de convivialité, il reste souvent très présent dans l’entreprise.

Comment faire pour que mon patron se sente concerné par le problème alcool ?
Parler de manque à gagner, de dysfonctionnements, de non-qualité de travail, de l’image donnée à l’extérieur, du coût de l’absentéisme, du climat social dégradé… autant d’arguments propres à sensibiliser une Direction.

Et la confidentialité dans tout ça ?
Tous les intervenants du Cabinet sont tenus contractuellement au secret professionnel. Même si chacun sait que, pour tous les salariés de l’entreprise concernée, il s’agit généralement d’un secret de Polichinelle ! Votre médecin du Travail est tenu à la même confidentialité.

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